L'ASPQ fait la promotion de l'autonomie et du respect du droit des gens à participer aux décisions qui les concernent, tout en croyant au maintien d'un juste équilibre entre les droits individuels et les droits collectifs. L'ASPQ contribue à la santé publique du Québec en favorisant l'émergence d'environnements propices à l'épanouissement du plein potentiel humain.
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Alternatives aux PSMA

Il est clair que la réponse aux problèmes de poids ne s’arrête pas à la quantité ni à la qualité de ce que l’on mange. Les études le démontrent bien, les régimes et la privation ne sont pas des solutions durables et efficaces aux problèmes de poids. Ils entraînent et entretiennent plus souvent qu’autrement des conséquences psychologiques parfois graves comme la diminution de l’estime de soi, l'augmentation des sentiments de frustration et de culpabilité, sans parler des troubles de comportements alimentaires, la préoccupation excessive à l’égard du poids, etc.

Huit critères de saine gestion du poids ont été identifiés par un comité d’experts. Ils sont issus de la littérature scientifique et de recommandations émises par des organismes ayant un intérêt pour la problématique du poids.

Les 8 critères de saine gestion du poids
  1. Le rythme de perte de poids : Le poids visé doit être le poids génétique, aussi appelé poids naturel, set-point ou pondérostat. Il ne s’agit pas là du poids idéal calculé à l’aide de l’IMC. Il s'agit du poids que la nature nous a donné et que l’on maintient ou retrouve en écoutant ses sensations de faim et de satiété. Une perte de poids trop rapide (au-delà de 1 à 2 lb par semaine) s’accompagne trop souvent d’un effet rebond (reprise du poids avec kilos supplémentaires en prime!).
  2. L’approche en lien avec la démarche : elle devrait être globale, c’est-à-dire miser sur l’alimentation, l’activité physique et une démarche de modification des comportements, tout en étant individualisé. Les dimensions telles que l’image corporelle, l’estime de soi et l’acceptation de soi devront évidemment être abordées. Il faudrait accepter son corps et le poids que la nature a choisi pour lui. Le corps est un précieux allié dans la démarche, pas un ennemi.
  3. L’intervention alimentaire : elle devrait favoriser une alimentation saine basée sur la consommation d’une variété d’aliments provenant des quatre groupes alimentaires du Guide alimentaire canadien pour manger sainement. Au lieu de classer les aliments de façon dichotomique (bons ou mauvais), il serait préférable de les choisir en fonction de nos goûts, de les manger parce ce qu’on les aime et non pas parce qu’ils sont bons pour notre santé. En nous alimentant de cette façon, on s’assure de répondre adéquatement aux besoins de notre corps, qui sait exactement de quoi il a besoin. Les études démontrent d'ailleurs que les gens qui mangent de façon intuitive (en fonction de leurs signaux de faim, de satiété et de leurs goûts), ont une alimentation plus saine et un poids moins élevé que ceux qui se restreignent ou tentent de le faire.
  4. L’activité physique : La démarche de perte de poids devrait favoriser la pratique d’activité physique sur une base régulière, et ce, de façon progressive en tenant compte de l’âge et des habitudes d’activité physique de la personne. Choisir une activité que l’on aime, c'est garantir le plaisir ressenti au moment de la mettre en pratique. C'est aussi le meilleur moyen d’accroître l’envie d’en faire plus souvent!
  5. L’efficacité de la démarche : elle devrait reposer sur des principes scientifiques bien établis et son efficacité à long terme devrait être évaluée.
  6. L’innocuité ou l’aspect sécuritaire de la démarche : La démarche de perte de poids devrait être sécuritaire. En aucun cas elle ne doit compromettre la santé physique ou psychologique.
  7. La promotion et la publicité associées à la démarche : Les allégations (mentions) associées à la démarche de perte de poids devraient être conformes aux lois et règlements en place. Elles devraient, entre autres, faire appel à des affirmations réalistes et à une information juste et complète.
  8. Les coûts de la démarche : Une information complète sur le coût total potentiel de la démarche devrait accompagner la méthode choisie.

Vous voulez savoir si vous avez choisi la bonne méthode pour maigrir? Téléchargez notre questionnaire

Être en santé et bien dans sa peau

Vous le savez probablement, une alimentation diversifiée et la pratique régulière d’une activité physique plaisante sont deux éléments gagnants pour atteindre et maintenir un poids santé. Pour vous guider dans vos choix alimentaires, vous pouvez consulter différents liens intéressants :

  • Le guide alimentaire canadien
  • Le site Extenso qui est la référence Web en nutrition du Centre universitaire de nutrition préventive NutriUM de l’Université de Montréal
  • Le site PasseportSanté.net offre au grand public de l’information pratique, fiable, objective et indépendante sur la prévention de la maladie et l’acquisition de saines habitudes de vie

Vous pouvez également avoir recours aux services d’une nutritionniste. Consultez le site de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec. Vous y trouverez notamment une section vous guidant dans le choix d’une nutritionniste.

Finalement, certaines nutritionnistes optent pour une approche anti-régime. C'est le cas de la clinique Muula, située à Montréal, mais qui offre également des services en régions éloignées.

Perte de poids ne rime pas toujours avec santé

Oui, le poids de notre société a augmenté. L’Organisation mondiale de la santé parle maintenant d’épidémie d’obésité. Ainsi, il importe de trouver des solutions à cette problématique. Toutefois, cela ne signifie pas que tous doivent se mettre au régime et perdre du poids. Les études le démontrent bien, les régimes et la privation ne sont pas des solutions durables et efficaces aux problèmes de poids. Ils entraînent et entretiennent plus souvent qu’autrement des conséquences psychologiques parfois graves comme la diminution de l’estime de soi, l'augmentation des sentiments de frustration et de culpabilité, sans parler des troubles de comportements alimentaires, la préoccupation excessive à l’égard du poids, etc.

Optez pour son poids naturel, c'est santé!

Le poids visé doit être le poids génétique, aussi appelé poids naturel, set-point ou pondérostat. Il ne s’agit pas là du poids idéal calculé à l’aide de l’IMC. Il s'agit du poids que la nature nous a donné et que l’on maintient ou retrouve en écoutant ses sensations de faim et de satiété. Pour les gens qui sont constamment au régime, obsédés par leur poids et qui passent la majorité de leur vie à tenter de contrôler en vain leur alimentation dans le but de maigrir, il est essentiel de faire de la liberté alimentaire le but premier de la démarche et que c'est cette dernière qui les conduira à perdre du poids.

  • Le «travail» consistant à se reconnecter sur ses signaux de faim et de satiété de façon naturelle rend impossible toute prédiction quand au rythme auquel s'effectuera la perte de poids, car celle-ci est variable d'un individu à l'autre, selon sa génétique et son histoire.
  • Lorsque ce premier but est atteint, le corps, cessant de craindre la prochaine famine (car c’est de cette façon qu'il perçoit les restricions et les régimes à répétition), se départit alors tranquillement des réserves de tissus adipeux qu’il avait fait en prévision des prochaines périodes de famine.
  • Pas question de rester sur son appétit pour parvenir à maigrir, mais au contraire, il faut manger à sa faim avant de laisser le corps faire le reste du travail.

Soit dit en passant, une perte de poids trop rapide (au-delà de 1 à 2 lb par semaine) s’accompagne trop souvent d’un effet rebond (reprise du poids avec kilos supplémentaires en prime!).

En effet, il est scientifiquement démontré qu'une perte de poids rapide est interprétée par le corps comme une situation qui présente un risque pour sa vie. Pour garantir sa survie à long terme, le corps « marque » le poids avant qu'il ne maigrisse. Une fois le régime terminé, le corps retourne à ce poids «marqué». Ce qui prouve hors de tout doute que toute la volonté du monde n'a aucun effet face au désir de survie du corps humain. Ceci explique que seule l’écoute des signaux de faim et de satiété permet une perte de poids graduelle et durable, car elle se fait dans le respect du fonctionnement du corps humain.

Image corporelle

Les raisons pour lesquelles nous souhaitons perdre du poids ne sont pas toujours en lien avec la santé. L’industrie de l’amaigrissement l’a compris et utilise notre désir de ressembler aux canons de la beauté pour nous vendre ses recettes miracles. Toutefois, l’insatisfaction que certains ressentent face à l’image que leur projette leur miroir peut être source d’une souffrance réelle.

Image corporelle et bien-être psychologique

Plusieurs études se sont intéressées aux effets de l’insatisfaction de l’image corporelle sur le bien-être psychologique : les résultats sont alarmants. En effet, ce type d’insatisfaction a été associé à un niveau plus élevé de symptômes dépressifs et de stress. Elle peut mener à des troubles psychologiques ou à l’adoption de comportements dangereux pour la santé tels que le tabagisme, la consommation de produits amaigrissants ou de suppléments augmentant la masse musculaire, l’entraînement excessif et la privation alimentaire.

Ainsi, il importe d’être honnête avec soi-même et de chercher quelles sont les raisons qui nous poussent à vouloir maigrir. Vous trouverez dans la section liens intéressants différentes ressources offrant des services aux personnes ayant des difficultés en lien avec leur poids et/ou leur image corporelle.

Vidéo du National Eating Disorder Information Center de Toronto en lien avec leur pétition demandant à l’industrie de la mode d’offrir une diversité de modèles corporels.


 



 
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